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"Don't be inhibited, and just go for it and see what happens."

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brit-dan

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Dan. Mr Thorough. The RadMan. The Kid.

Acteur de ...
cinéma,
télévision,
théâtre,
comédie musicale.
Poète en herbe.
Ecrivain en herbe.
Humoriste en herbe.
Scénariste en herbe.
Rédacteur en herbe.
Doubleur.
Danseur.
Narrateur de documentaires.
Porte parole de Demelza House & The Trevor Project.

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Alan Strang
John 'Jack' Kipling
Edmund
Arthur Kipps
J. Pierrepont 'Ponty' Finch
Allen Ginsberg
Vladimir Bomgard
Wallace
Ignatius 'Ig' Perrish
'Cripple' Billy Claven

---------------------------

"Some things, once you've loved them, become yours forever. And if you try to let them go ... they only circle back and return to you. They become part of who you are or they destroy you."

"This is me. In the trenches."

"Another lover hits the universe. The circle is broken. But with every death, comes rebirth. And like all lovers and sad people ... I am a poet."

KILL YOUR DARLINGS.

---------------------------

2012->2013 onwards.
BRIT-DAN : En ligne depuis 2006.

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Equus - The Blinding Horses Scene

Equus - The Blinding Horses Scene
The Blinding Horses Scene

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La pièce de théâtre toute entière est orchestrée pour que les scènes convergent vers un moment précis : le point culminant de la haine et de l'amour, de la passion et de la destruction. De la tension à l'abandon.
La terreur transformée en crime.

Cette scène prend place vers la fin de la pièce, et transpire le tragique.
Le public était près de perdre tout souffle et raison.

Jill a emmené Alan dans l'étable pour consommer le fruit de leur passion naissante, et il ne se sent pas à son aise. Les chevaux le surveillent... Elle l'a pris par la main et ils se sont assis sur un banc.

Elle l'embrasse à nouveau, et il répond avec timidité, lorsqu'un bruit de sabot le fait sursauter. Il tend son oreille pour essayer de capter le bruit... elle lui touche la main, son regard se retourne vers elle. Il l'embrasse avec spontanéité, voulant goûter à ce que sa mère lui a toujours interdit.

Un hennissement, et Alan se rejette en arrière. Il se sent épié, jugé. Mais fait tout pour le cacher, perdu entre son désir d'être avec Jill et sa terreur à l'idée d'être puni. Indécis.

Elle lui demande de retirer son haut. Il refuse, avant qu'elle n'offre de faire la même chose. Il s'exécute alors... Son jean et ses chaussures... ses chaussettes.. Pour finir par son boxer blanc, posé délicatement à ses côtés. Dan et Joanna calquaient leurs mouvements l'un sur l'autre, les habits tombaient en synchronisation. Leur regard était fixe, confiant. Pas une once de peur. Et enfin, ils se tiennent face à l'autre, dans l'habit le plus simple. Et la salive déserte la bouche.

Dan et Joanna sont deux oeuvres d'art.

Alan : Tu es, tu es très...
Jill : Toi aussi. Viens par là.

Ils s'approchent l'un de l'autre, et leurs lèvres se rejoignent. Un long moment, les yeux écarquillés ne quittent les deux magnifiques jeunes gens qui se donnent à l'autre sur scène.

Le baiser se brise.

Alan : Elle a posé sa bouche sur la mienne. C'était fabuleux. (petit gémissement) Oh, c'était fabuleux !

Il la prend par la main et l'allonge sur un des blocs. Elle fait dos au public, et il est allongé sur elle... son regard enflammé dirigé vers le fond de la salle. Leur position, vue de la salle, était assez osée, mais en réalité, ils étaient loin l'un de l'autre. Ne se touchaient pas. Il pose sa jambe entre celles de Jill, ses bras fermement appuyés de part et d'autre de ses épaules, sur le bloc.

Dysart : Que s'est-il passé ensuite, Alan ?
Alan : Je l'ai mis en elle !

La brutalité du ton de Dan est à donner des frissons. La folie étincelait dans ses yeux. Et ses hanches qui, gentiment, faisait un mouvement de va et viens. Il dégageait un charisme incroyable.

Dysart : Oui ?
Alan : Je l'ai mis en elle.
Dysart : Vraiment ?
Alan : Oui !
Dysart : Etait-ce simple ?
Alan : Oui !
Dysart : Décris-moi.
Alan : Je vous l'ai dit.
Dysart : Plus précisément.
Alan : Je l'ai mis en elle !
Dysart : Vraiment ?
Alan : Jusqu'au fond !
Dysart : Vraiment, Alan ?
Alan : Jusqu'au fond. Je l'ai enfoncé, je l'ai mis jusqu'au bout.
Dysart : Vraiment ?
Alan : Oui !
Dysart : Vraiment ?
Alan : Oui !... Oui !
Dysart : Dis-moi la vérité ! Vraiment ? Honnêtement ?

Le petit jeu de Dysart, qui pousse Alan encore plus loin dans son mensonge, ennuyait Alan, et la colère gagnait la voix de Dan jusqu'à l'explosion finale :

Alan : Allez vous faire foutre !

Il retombe en arrière, dépité. C'est un mensonge. Il n'y arrivait pas.

Dysart : Que s'est-il passé ? Tu ne pouvais pas ? Même si tu le voulais ?

Le désespoir dans la voix de Dan vrillait dans l'air de la salle.

Alan : Je ne pouvais pas la voir...
Dysart : Comment ça ?
Alan : Seulement Lui. A chaque fois que je l'embrassais... il se mettait en travers de mon chemin.
Dysart : Qui ?
Alan : Oh, vous savez qui ! Lorsque je la touchais, je le sentais Lui... Sous moi... Son côté, attendant ma caresse, son flanc... Je l'ai refusé. Je la regardais, elle, et ne pouvais pas le faire ! Lorsque je fermais les yeux, je le voyais tout de suite. Les veines sur son ventre... Je ne pouvais pas voir sa chair à elle ! Je voulais l'écume de son cou. Sa peau moite... Pas de la chair. De la peau de cheval ! Et puis je ne pouvais pas l'embrasser.

Jill s'assoie, inquiète et perturbée.

Jill : Que se passe-t-il, Alan ?

Alan repousse sa main, et elle essaie désespérément de l'atteindre.

Alan : Non ! Arrête !

Jill : C'est normal, ne t'inquiète pas, ça arrive à tout le monde, honnêtement... Il n'y a rien de mal. Je m'en fiche, tu sais, je m'en fiche. Alan, regarde-moi, Alan. Alan ?

Et là, Dan était devenu fou. Il brillait d'un mélange de démence, de terreur, de colère. Alan avait englouti l'acteur, tout avait changé chez lui, ce n'était plus ses lèvres qui se tordaient ainsi, plus ses mains qui se crispaient nerveusement, plus ses gestes que la violence habitait... plus sa voix, déformée, altérée.

Alan : Vas-t-en !
Jill : Quoi ?
Alan : Vas-t-en !
Jill : Il n'y a rien de mal, crois-moi, c'est très commun !

Il ramasse le pieu invisible... et la menace avec.

Alan : Vas-t-en ! Vas-t-en !
Jill : Pose ça !
Alan : Laisse-moi tranquille !
Jill : Pose ça, Alan. C'est très dangereux. Allez, s'il te plait, pose-le.

Son ton fait écho d'une menace terrible.

Alan : Si tu racontes ça à qui que ce soit...
Jill : Qui crois-tu que je suis ? Je suis ton amie, Alan...
Alan : (jamais je ne l'avais entendu supplier ainsi) S'il te plait... !
Jill : D'accord, d'accord je m'en vais... Laisse-moi remettre mes habits d'abord.
Alan : Si tu racontes ça à qui que ce soit...
Jill : Oh, arrête ! Je voudrais que tu puisses me croire ! Ce n'est pas important. Mais je ne dirai rien. Tu le sais. Tu sais que je ne dirai rien... Bonne nuit, Alan. J'aurais vraiment aimé...

Il pousse un cri terrible, la menaçant une fois de plus, et elle s'enfuit, terrifiée. Son visage est possédé, distordu. Il reste debout, nu, seul. Au milieu de la scène. Il écoute les bruits autour de lui, apparaît comme effrayé.

Dysart : Quoi ?
Alan : Il était là... A travers la porte. La porte était fermée, mais il était là... ! Il avait tout vu. Je pouvais l'entendre. Il se moquait de moi.
Dysart : Se moquait ?
Alan : Se moquait !

Un silence troublant tombe sur la scène, la musique s'élève légèrement et Dan devient fou.

Alan : Mon ami... Equus le Bon. Pardonne-moi ! Ce n'était pas moi, pas vraiment moi. Moi ! Pardonne-mo., je t'en supplie ! Accepte-moi à nouveau...

Il s'agenouille au milieu de la scène, ses cris se répercutant à travers ses plaintes, ses suppliques. Les sanglots déchirent sa gorge. Désespoir intense de celui qui se sait condamné mais implore tout de même la pitié.

Alan : Je ne le ferai plus jamais, je le jure. Je t'en supplie... !
Dysart : Et Lui ? Que dit-Il ?
Alan : Mien ! Tu es mien et je suis tien ! Puis je vois ses yeux. Ils roulent !

Nugget avance vers lui, tout doucement.

Alan : Je te vois, Alan ! Je te vois. Toujours ! Partout ! A jamais !
Dysart : Je te verrai si tu embrasses quelqu'un ?
Alan : Oui !
Dysart : Je te verrai si tu t'allonges près de quelqu'un ?
Alan : Oui !
Dysart : Et tu perdras ! A jamais, tu perdras ! Tu ME verras et tu PERDRAS !

Alan se recroqueville, il s'agrippe lui-même, plongé dans sa douleur morale comme physique. Les autres chevaux rejoignent Nugget autour d'Alan. Ils paraissent furieux.

Dysart : Ton Seigneur est jaloux. Il te voit. Il te voit à jamais, Alan. Il te voit ! Il te voit !

La voix de Dan, plus posée, comme apaisée, retentit alors. Elle explose dans la salle. Son calme, sa résolution prend aux tripes. Il se lève doucement, comme un animal dangereux. Il est gracieux, puissant.

Alan : Plus jamais. Plus jamais, Equus.

Il s'approche doucement de Nugget, le pieu à la main. La folie danse dans ses yeux écarquillés.

Alan : Equus... Mon noble Equus... Fidèle et Vrai... Mon esclave-Dieu... Tu-Ne-Verras-Plus-Rien !

Et là, avec que la musique terrible envahit la salle toute entière, que le public est envoûté, Dan se met en action et saute pour poignarder les deux yeux du cheval. Chaque ½il brillait d'une lueur rouge, maléfique. Ils le jugent, le méprisent, sans pitié. Il combat le mal par le mal. Il perd la notion de ce qu'il fait, et se croit en proie à un terrible cauchemar.

Toujours nu, il saute de blocs en blocs, courant, hurlant sa rage et crachant sa haine, ses gestes ahurissants de violence. Il fait des bonds extraordinaires pour sa petite taille, aveuglant un à un tous les chevaux...

Un danseur dans toute sa splendeur. Il nourrit son corps de colère qui lui font jouer un étrange ballet macabre.

Les mots ne sont pas assez forts pour décrire les battements du c½ur qui s'accélèrent alors qu'on sent la respiration se bloquer et les larmes venir aux yeux. Il était possédé. Il capturait à lui seul la vulnérabilité brute d'Alan et sa colère dévastatrice...
Ses yeux n'étaient pas assez grands pour contenir toutes les émotions qui se bousculaient en lui. Il avait ensorcelé toute la salle. Il étincelait de talent.

Alan : Trouve-moi ! Trouve-moi ! TUE-MOI ! TUE-MOI !!!!!

Les bruits s'arrêtent, et Alan continue de hurler, hystérique. Il tombe sur le sol, voulant s'aveugler lui-même.

Dysart arrive alors et prend Alan dans ses bras, lui chuchotant à l'oreille, essayant de le calmer. Il pose une couverture sur lui. Alan est pris de convulsions sur le sol, mais Dysart le tient tout contre lui. Il sanglote, sans pouvoir s'arrêter.

Dysart : Voilà, chut, chut... Calme-toi... Repose-toi. Respire doucement. Inspire, expire. Inspire, expire. C'est bien... Inspire, expire. Expire, expire.

La respiration de Dan venait par hoquets, mais il finit par se calmer.

Alors que Dysart se lève pour faire son dernier speech, je ne pouvais que regarder Dan.
Il venait d'ouvrir son torse, et de donner son coeur, ses entrailles.
Il restait là, à frissonner, encore sous le choc de la scène qu'il venait de faire. De vivre jusque dans ses veines. Après la chaleur qu'il venait de dégager, il devait avoir terriblement froid, et ce n'était pas la fine couverture bleue qui allait le réchauffer ! Alors que la pièce de termine, et que la salle explose en applaudissements, Richard le rejoint, l'aide à se relever, tout en gardant la couverture autour de lui, et Dan guide son aîné vers les coulisses. Un bras autour de sa taille.

Ce soir encore... ils ont conquis le public.

Et la preuve viendra lorsqu'ils viendront saluer et que les gens se lèveront, frappant dans leurs mains à s'en blanchir les paumes, sifflets et acclamations. Dan enlèvera alors son masque, et son regard dur redeviendra tout aussi étonné et sincère qu'il l'est habituellement. Il nous donnera ce sourire merveilleusement timide, se renfonçant un peu en lui-même. Intimidé par ces gens qui acclament son travail de longue haleine ? Obligé de se tenir à Richard, épuisé, pour ne pas tomber. Essayant de capter chaque regard. Le mot « Thank you » s'échappant plusieurs fois de ses lèvres, inaudible dans le vacarme des applaudissements. Un simple jean et le visage éclairé par une joie des plus réelles. Il n'arrivera presque plus à marcher tant l'émotion l'aura submergé.

La lumière retombera sur une dernière vision de lui, le dos voûté, les yeux étincelants, rejoindre ses pairs dans les coulisses. Près pour une nuit de sommeil hautement méritée.
Un nouveau pari de gagné.

Et il l'a fait 122 fois. Hats off, mister Dan.
Tags : Equus
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#Posted on Sunday, 02 December 2007 at 3:19 PM

Edited on Saturday, 10 September 2011 at 11:44 PM

Equus - The Bus Scene

Equus - The Bus Scene
Equus - The Bus Scene

Cette scène se tient juste après celle du film porno... auquel Jill et Alan ont été surpris par le père d'Alan, qui les tirés hors de la salle. Ils se retrouvent tous les trois, l'un à côté de l'autre, à attendre le bus. Joanna se trouvait tout à gauche, et Jonathan tout à droite, ce qui laissait Dan au milieu.

Ils étaient sur le devant même de la scène, à droite. Fanny, avec qui j'ai discuté hier, m'a fait beaucoup ire en mentionnant qu'elle était assise à gauche... et Joanna était celle qui était donc la plus près d'elle. Comme elle est plus grande que Dan, elle le cachait un peu... et il n'y avait que ses grands pieds qui dépassaient! :D

Cette scène est la plus drôle de toute la pièce, et je me souviesn avoir été bouche bée par le professionalisme des acteurs. Alors que la salle était pliée en deux, aucun des trois n'a une fois esquissé un sourire ou gloussé. Dans leur personnage jusqu'au bout. Dan regardait assez loin, vers le fond de la salle, pour ne pas croiser de regards et risquer de perdre ses moyens.

Le son est assez clair car ils étaient tout près, à portée de main. C'est dans ces moments-là qu'on oublie légèrement d'écouter ce qui se dit sur scène, mais qu'on reste bouche ouverte à admirer le petit brun sous toutes ses coutures. Sa respiration calme, son regard toujours enflammé, ses gestes nerveux disparus pendant un instant avec le personnage. Il est en hauteur par rapport au public, et notre regard est dirigé vers son cou légèrement barbu, son jean légèrement trop grand. C'est là qu'on le verra le plus près, et on veut en profiter car il est à couper le souffle. Comme dirait Fanny, lorsqu'il apparait en vrai, on a une soudaine bouffée de chaleur. Il est entier, devant nous, se produisant pour nous, et il dégage un charisme tout particulier qu'on ne détecte pas sur les photos.

On ose à peine respirer alors que la scène se lance... et on boit toutes ses paroles comme si elles étaient elixir de vie.

Alan : Nous sommes allés dans la rue. Tous les trois.

La vision des trois acteurs, debouts et droits, à côté, gênés par la présence de l'autre, inconfortables et hésitants, était à se tordre de rire.

Alan : C'était bizarre. Nous sommes restés ainsi, à l'arrêt de bus, comme si nous étions trois personnes faisant la queue et ne se connaissant pas.

La scène était très bien rendue, surtout avec leurs différences de taille, ils pouvaient éviter de se croiser.

Alan : Papa ne nous regardait pas du tout. Il a du passer cinq minutes. J'ai essayé de parler, de dire que je n'avais jamais été dans un endroit comme ça avant. Honnêtement ! Jamais ! Il ne semblait pas entendre. Jill a essayé...

0.26 Jill : C'est vrai, Mr Strang, c'était mon idée de venir ici, pas celle d'Alan !

Alan : Il continuait de regarder droit devant lui.

Jill : Je ne suis pas choquée par e genre de films... je pense juste qu'ils sont... stupides.

Alan : Le bus n'arrivait pas !!!

Cette réplique reste ma favorite de toute la pièce. Dan infuse à sa voix un désespoir terrible, comme s'il était dans une situation terriblement embarassante et qu'il voulait absolument s'en sortir le plus vite possible. Le son raque de sa voix, l'intonation féroce montre qu'il a été cherché sa voix tout au fond de sa gorge. Il fallait également voir l'expression de leur visage... Alan en proie à la honte, le visage de marbre de son père, et Jill qui se retenait à grand peine de glousser, au vu de la situation.

0.45 Alan : Nous sommes restés là, debouts. Puis il a parlé.

Frank : Je veux que vous sachiez quelque chose. Tous les deux. Je suis venu ici ce soir pour voir le gérant.

Bien sur, les rires du public proviennent de l'évidence comique de la situation : Frank est venu voir le film comme son fils, mais il veut se donner une contenance en inventant une histoire bidon.

Frank : J'avais besoin de lui parler affaires. Je suis imprimeur, mademoiselle. Un cinéma a besoin d'affiches. C'est pourquoi je suis ici. Pour parler affiches. Lorsque que j'allais partir, j'ai simplement jeté un coup d'oeil, voilà tout. Tout ce que je peux dire, c'est que je vais me plaindre au conseil. Je n'avais aucune idée qu'ils jouaient des films comme ça. Je vais certainement refuser mes services.

Jill : Oui, bien sur.

Joanna faisait exprimer toute sorte de choses à son visage, et à ce moment-là, alors qu'elle lui affirme qu'elle le croit, son visage exprime l'exact contraire. Elle sait pourquoi il était là et se moque en silence. Il était impossible de ne pas rire à ce moment-là. Et je suis emplie d'admiration pour les trois acteurs, qui n'ont pas bougé un cil alors que tout le monde dans la salle n'en pouvait plus.

Frank : Du moment que vous avez compris.

------------------------

J'espère que ça vous a plu! :) N'hésitez pas à me poser des questions où me dire si vous n'arrivez pas à lire le fichier...
 
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Tags : Equus, Reports
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#Posted on Saturday, 24 November 2007 at 2:57 PM

Edited on Saturday, 10 September 2011 at 11:47 PM

Equus - The dirty movie

Equus - The dirty movie
The Dirty Movie

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Le second acte d'Equus a amené son lot de rires et de situations cocasses comme celle-ci... Pour vous dresser le tableau, Jill a proposé à Alan de l'emmener au cinéma, et ils sont assis tous les deux sur un banc, au milieu d'autres personnes. Ce que nous comprenons au fil du récit d'Alan, c'est qu'elle l'a emmené voir un film porno... ! Et là... La pire chose qui pouvait arriver... arrive. :D

Alan : Nous sommes allés au cinéma. La salle entière était remplie d'hommes. Jill était la seule fille.

Le public, qui a tout de suite compris de quoi il retournait, était déjà plié en deux.

Alan : Nous nous sommes assis et le film a commencé. C'était nul. Il ne se passait rien. Il y avait cette fille de 16 ans. Elle était dans cette maison où vivait un garçon plus vieux. Et il ne cessait de la regarder, mais elle l'ignorait complètement. A la fin, elle prend une douche. Elle va dans la douche et enlève tous ses vêtements. Absolument tous. Très lentement. Ce qu'elle ne savait pas, c'est que le garçon regardait à travers la porte durant tout ce temps... c'était Fan-TAS-tic... !

Le visage de Dan était éclairé d'un sourire mi espiègle mi innocent, toute sa tirade délivrée avec un enthousiasme et un délice que seul un garçon de son âge peut exprimer à la mention d'une fille nue. :D

Alan : L'eau glissait le long de ses seins, éclatait à ses côtés.

On aperçoit Frank, son père, arriver derrière eux, sans qu'ils ne s'en aperçoivent. Il cherche une place parmi les hommes.

Dysart : C'était la première fois que tu voyais une femme nue ?

Alan : Oui ! On pouvait tout voir. Tout autour de moi, ils regardaient tous. Captivés comme s'ils étaient à l'église, ou dans une sorte de secte. Et puis...

Dan se retourne, aperçoit son père, et son expression change du tout au tout. Un mélange de stupeur et de panique qui commence à le prendre...

Alan : Ah !

Son père le voit alors, au même moment.

Frank : Alan !

Alan : Oh God !

Jill : Que se passe-t-il ?

Alan : Papa !

Jill : Où ça ?

Les voir tous les deux, assis sur leur bloc, à ne pas savoir quoi faire était à se rouler par terre de rire. Leurs gestes expliquent plus que les mots, cette hésitation à faire le bon geste...

Le seul problème de Dan, qui est du au fait que c'était sa première expérience, est qu'il n'avait pas un 'comic timing' parfait, il ne savait pas reprendre au moment où le public cessait de réagir, et donc certaines de ses paroles sont noyées dans les rires, comme ici. Mais c'était honnêtement la seule chose que je peux lui "reprocher", et on l'acquiert avec l'expérience...

Il cache son visage dans l'épaule de Jill, espérant que son père ne le verra pas. Mais...

Frank : Alan ! Tu peux m'entendre, je le sais ! Dois-je venir te chercher ?

Et à travers ses dents serrées, Dan délivre l'ultime mot de la scène :

Alan : Oh fuck !

J'aimerais beaucoup, beaucoup avoir la scène en vidéo pour que vous puissiez tomber de votre chaise de rire vous aussi... Attention à la suivante, celle des bus...

Cette pièce de théâtre est un monument. :D

Et Dan foulera de ses Dunlop la terre de l'Oncle Sam [... stuck in his crazy Broadway dream... :D] à partir du 25 septembre 2008 jusqu'au 08 février 2009... à New York à vivre ce rêve qu'il n'avait jamais osé imaginer.

Son nom à nouveau étalé en toutes lettres sur la façade d'un théâtre prestigieux - Shubert Theatre -... ce nom qui sera sur toutes les lèvres un jour. Les répétitions commencent le 11 aout.

J'ai très, très bon espoir. :D
 
[Hihi, Laure, tu me feras toujours délirer... J'ADORERAIS qu'Equus vienne en France, mais malheureusement l'emploi du temps de Dan pour les prochaines années est très chargé et nous sommes limités en ce qui concerne les pièces de théâtre en anglais... Oui, il y a eu celle de Ralph Fiennes, mais... je ne pense pas que ça serait possible, et je ne pense qu'on puisse y faire grand chose. Mais si tu mets quelque chose en place, let me know! ;) Je viendrai tous les soirs, tous les soirs... :D]
 
[J'espère de tout coeur pouvoir revenir très très vite Laure, parce que tu me maaaanques aussi beaucoup beaucoup! :( Et Mathilde, aussi, mais je n'ai plus de nouvelles d'elle, elle va bien ? Plus accro à Dan ? :p Gros gros bisouuus...]
 
[Eh bien, Ma, que pourrais-je dire ? Merci de tout coeur à TOI! Parce que ce que je fasi, je le fais pour vous comme pour moi (sinon what's the point? :p) mais évidemment, ça fait toujours très plaisir d'entendre des compliments (et aussi de recevoir des ti cadeaux! :D) malheureusement, comme je m'évertue à le dire à tout le monde, mon stupide MSN ne marche pas, donc je peux juste voir mes mails sur un autre ordi... donc si tu veux, tu peux me l'envoyer à sweetysassy@hotmail.fr et je me ferai un immense plaisir à te répondre ! :D Merci encore... Et Dora, so sorry je ne t'ai pas encore répondu, demain promis! :D Cheers]
Tags : Equus, Reports
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#Posted on Friday, 16 November 2007 at 12:43 PM

Edited on Saturday, 10 September 2011 at 11:46 PM

Equus

EquusJ'imagine que je peux vous ennuyer avec Equus, mais cette période de la vie de Dan me passionne tellement ! Je regardais encore des vidéos où, vêtu de sa chemise blanche et sa petite veste noire sur jean, il s'expandait de sa voix rauque et fatiguée sur son incompréhension quant au fait que les gens étaient plus choqués par le fait qu'il se déshabillait 4 minutes sur scène que par le fait qu'il aveuglait 6 chevaux... Et je le voyais, avec son stuble et son investissement jusqu'au bout de ses ongles arrachés, et je le voyais grandi, tellement plus mature, plus confiant, plus passionnant et plus complexe qu'on ne l'a jamais vu dans les promos Harry Potter... et ça m'a donné comme un petit sursaut au coeur, un petit chatouillement de fierté au creux de l'estomac, des frissons partout le long de la colonne vertébrale.

Je me suis alors prise d'aller revoir ce moment le plus excitant de ma fandom sur Dan... ce 16 février 2007, à 00.30, là où le tout premier compte-rendu est apparu. Et je le jure, nous pleurions derière nos écrans. Nous avions vécu toute la soirée à lire en ligne le livre, à suivre ses pas sur scène de nos pages tournées, à se ronger les sangs et tordre les entrailles de ne pas savoir ce qu'il se passait sur scène... et notre récompense était arrivée : "He was fucking perfect. There was a standing ovation, and Richard gave him a kiss on the cheek. He was amazing. Our actor. Our stage actor." Et là ca avait été la tension qui se relachait. Les comptes-rendus de ces chanceux, les étoiles encore plein les yeux, s'étaient additionnés, mais ce sera toujours ces mots qui resteront gravés en moi.
"He was fucking perfect."

C'était plus que ce qu'on espérait. Il venait d'atteindre un tout autre niveau dans nos esprits, il venait de gravir une marche cruciale, il venait de traverser le Rubicon. :D

Ce fut ce jour où notre forum a connu le plus grand nombre de connectés. Nous étions tous là, et aux quatres coins du mond,e nous avions tous allumé une bougie dans notre maison, leur chaleur et lumière dirigées vers cette scène froide à Londres. Ca peut paraitre idiot, mais nous nous devions de faire quelque chose pour le soutenir, et à notre façon... en se tournant les pouces et vivant virtuellement la pièce, nous nous sentions concernées. Jusqu'à 4 heures du matin, les doigts ont claqué sur le clavier et les esprits enfiévrés continuaient de s'extasier sur ce tournant dans sa carrière, sur cette page tournée vers une période plus excitante, plus fatiguante mais au combien plus attrayante et fascinante de sa vie. Quelques mois où 8 fois par semaine, il s'est arraché coeur et âme pour nous les montrer et les clamer haut et fort, où il a marqué de sa dévotion le sol de la scène du Gielgud, où il fait écho de sa voix, sa rage, son désespoir, contre les murs et dans les veines du public.

Plus rien de ce qu'il ne pourra désormais faire ne pourra être comparé à ça. C'est du passé, mais le fait qu'on ne puisse garder que bribes et émotions rend le sentiment encore plus fort, dérangeant et surréaliste.

Bref, tout ça pour dire que j'ai donc retrouvé une critique d'Equus absolument superbe, d'une fille qui ne l'aimait pas tant que ça et qui en est restée bouche béé. Et c'est en français! Ils sont trop rares, ces comptes-rendus en français qui nous piétinent le coeur comme le sien.
Alors je vous invite à la lire...

Chut, la lumière baisse, les murmures se taisent. Acte 1.

J'ai eu la chance d'aller voir Equus, pièce ultra-intellectuelle staring notre Harry Potter international Daniel Radcliffe.
Pièce controversée, choix professionnel et artistique dangeureux pour notre jeune acteur, nudité, religion et schyzophrenie, Equus a fait parler d'elle à plus d'un titre.
J'avais lu quelques gros extraits online de la piece (pour essayer de comprendre pourquoi tout le monde hurlait au scandale) et ai décidé d'aller la voir apres les quelques extrait lus, sans pour autant savoir à quoi exactement je m'attendais, specialement au niveau de la mise en scène.
Il faut dire aussi que j'étais persuadée jusqu'au os d'être déçue par Daniel Radcliffe. Malgré son choix d'incarner un tel rôle dont le defi majeur est d'apparaitre nu sur scene, malgré sa selection pour faire partie de cette pièce si intellectuelle et particulière, ce qui assure tout de même d'un certain talent, je n'arrivais pas à me convaincre qu'il me ferait ressentir cette emotion particuliere du théatre où sentiment d'authenticité se mèle à la poudre aux yeux et aux decors de carton-pâte.
What a fool I was...

J'arrive juste au bon moment, je m'assois, la salle sombre dans l'obscurité et le silence. Une lumière vers la scène dirige tous nos regards vers Alan Strang (D.Radcliffe), qui avance pieds-nus vers nous vétu d'un simple jean, sous les paroles de son psychiatre Martin Dysart (Colin Haigh). Et tout s'envole. C'est Alan qui est là, certainement pas Daniel, et encore moins Harry. Sous leurs habit noir et leurs masques tissés de fer, ce sont de vrais chevaux que l'on voit. Et on est presque mal à l'aise lorce que Martin Dysart nous livre ses secrets venus de l'autre côté du divan, comme si quelqu'un nous racontait l'intimité de tous ceux qui se sont livrés à lui et dont il brise les secrets qu'il avait promis de garder.

Par un jeu subtil de cubes et de portes sur cette scene dont la seule couleur est le noir, ce sont les propres protagonistes qui font evoluer le decors au fil des scenes. On est porté, captivé. On reflechit, on absorbe, et on rit aussi. On en oublie presque que l'on est pas seul dans la salle, et on est pratiquement surpris de voir nos deux jeunes amants Alan et Jill (Joanna Christie) se devetir sur scène: oui, on l'avait carément oublié. Et bien qu'alors nus jusqu'au dernieres minutes de la pièce, c'est un Monsieur Radcliffe eblouissant de talent qui nous saute à la figure, dont la rage contre Equus ne peux que nous transpercer les os.

La salle se rallume, et on se fiche d'avoir la paume qui nous brûle d'applaudir autant, et aussi enthousiaste. Et au moment ou vous foulez le pavé humide de la rue, quand vous vous asseyez dans le bus, les cheveux trempés par la bruine nocturne de Londres, la pièce continue, là, au fond de vous.

C'est de vous à vous maintenant, qui ne pouvez oublier les paroles, les questions de Martin, de Mr et Mme Strang, du jeune et troublé Alan... Vos croyances, votre education, les premières découvertes de l'exitation et de la sensualité, les prémices de lucidité sur la nature (humaine!) de vos parents ainsi que sur la vôtre, les incomprehensions, les pulsions, bonnes et mauvaises...

Et Equus qui vous hante, comme il hante Alan. Comme un doux poison qui ne vous pousse qu'à une seule chose: revenir voir la pièce le plus vite possible.


XD
Tags : Equus
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#Posted on Monday, 22 October 2007 at 3:52 PM

Edited on Saturday, 10 September 2011 at 11:46 PM

Equus

Equus
Equus. So. Equus.

Bloody fantastic. Fucking Brilliant. Terrific. Compelling. Unmissable.


Je serais incapable de faire une critique point par point, mais dans l'ensemble, je tire mon chapeau à tous ceux qui ont travaillé sur cette pièce : acteurs (Dan, Richard, Joanna, Jenny, Will, Jonathan, Gabrielle, Karen...), la fabuleuse metteuse en scène Thea Sharrock, si jeune mais déjà talentueuse, David Pugh, vraiment tous...

Cette pièce très noire et extrèmement complexe qui parle [comme dirait Dan] de la 'pain that comes with the extremes of passion, and the passion that must be given up to become an acceptable member of the society', créé un effet dérangeant et bouleversant chez le spectateur, qui se retrouve scotché à son siège durant les moments les plus cruciaux.

Au tout début, lorsque Dan entre sur la scène, regarde terrible, perçant, menaçant, vers Richard, j'ai retenu mon souffle. Laura et moi avions entrelacé nos doigts, nous soutenant l'une l'autre. Vient sa première réplique, non pas dite, mais chantée. 'Milky Bar is tough and strong...' Sa voix s'élève, puissante, contrôlée, colérique, défiante. Et juste là, je me suis dit 'Wow. C'est bon, il va assurer.'

Il m'a séchée. Sa diction, sa voix [elle a changée...], sa façon de bouger [presque comme s'il dansait, parfois on aurait dit qu'il flottait], son agilité, sa fluidité, ses yeux de tueur... tout était parfait.

J'étais si fière ! Je crois que je n'ai jamais été aussi fière de toute ma vie.

Rien, absolument RIEN de ce que vous avez pu voir dans Harry Potter ne pourrait vous préparer à ça.

Dans chaque scène, il avait une présence extraordinaire, il savait alterner la colère, le plaisir, la peur, la moquerie 'at the drop of a hat'. J'aime tout particulièrement ses premières scènes, où il chante, puis la façon dont il dit 'Fuck off !!!' à l'infirmière... Comme s'il avait été chercher sa voix au plus profond de sa gorge.

Lors de la scène où il interroge Dysart sur les Rois, et qu'il dit 'You don't know anything, do you ?', il lui lance un regard mi-sarcastique mi-triomphant, avec un air supérieur... Voir ces expressions sur le visage de Dan était priceless. Brillament joué.

Pour la scène où il raconte la première fois où il est monté sur un cheval, j'ai adoré l'expression enfantine qu'il avait prise, la voix innocente, douce, calme, le rire cristallin et pur lorsque le cheval coure sur la scène avec Dan sur son dos. Ce visage décontracté, yeux grands ouverts, près à éclater de rire, si différent du visage dur et fermé habituel d'Alan Strang.

Une des scènes qui m'a fait le plus d'effet est celle du cauchemar. D'une puissance extrême.
Alors que la terrifiante musique s'élève et fait éclat dans toute la salle, voir Dan se tordre sur la boite, criant 'Ek ! Ek ! Ek !' d'une voix presque mystique, résonnante, se débattre férocement comme s'il était retenu par des chaînes sur le lit, est d'une intensité indescriptible.
J'en ai eu le souffle coupé.

Ah... The 'Ha-Ha Scene'. La scène de l'orgasme. Je ne pouvais pas détacher mes yeux de lui. A partir du moment où il dit 'Equus... Son of Fleckwus – Son of Neckwus... walk.', où il monte sur les épaules de Will Kemp et s'agrippe à lui...
[TURN !
Trample them, Trample them, Trample them, Trample them,
TURN ! TURN !! TURN !!!
I'm stiff ! Stiff in the wind !
My mane, my flancks, my hooves !
Raw! Raw ! I'm raw!
Feel me on you ! On you ! On you ! On you !
I want to be in you !
I want to be you forever and ever!
Equus, I love you !
Now !
Bear me away!
Make us one person !
One person ! One person ! One Person ! One Person !
Ha-HA! Ha-HA! HA-HAAA...]

... jusqu'à l'explosion finale.

Sa voix, de plus en plus haletante, qui monte progressivement en puissance et en intensité, sa respiration accélérée, son corps secoué de sursauts de plaisir, de spasmes de plus en plus violents... Ses mains qui se crispent, sa bouche qui s'ouvre, ses bras qui se tendent...
Je sentais l'adrénaline monter en moi, les larmes envahir mes yeux, la salive déserter ma bouche... jusqu'à ce qu'il écarte les bras à s'en disloquer les épaules, tendus à l'extrême, poings serrés, rejette la tête en arrière, et d'une voix, rauque, cassée, envoûtante, explose.
'AMEN !'

Puis le noir se fait, et la salle éclate en applaudissements acclamations, et sifflets.
Fin de l'acte un.

Lorsqu'il ne jouait pas, il se couchait sur une des boites, et attendait, en ne perdant jamais son expression d'intense concentration. Mais il s'est frotté les yeux plusieurs fois, ce qui montrait qu'il était mortellement fatigué.

L'acte deux était merveilleusement drôle. Le meilleur moment pour moi est celui où Dan/Alan et Joanna/Jill regardent un film porno, et Dan décrit tout ce qu'il voit.
'She went into the bathroom and took off all her clothes. The lot. Very slowly... What she didn't know was that the boy was looking at her. It was fantastic!' La salle était explosée de rire.

Puis Alan aperçoit son père. 'Oh God ! Dad !' Re-explosion de rire.
Le père les fait sortir de là, et ils viennent tous les trois sur le devant de la scène, embarassés par la présence de l'autre.
[Je me suis rincé l'½il à ce moment, Dan était fantastiquement beau.]

Ils attendent le bus, et cette scène est à mourir de rire. 'It was weird. We just stood there by the bus stop – like we were people in a queue, and we didn't know each other. It must have gone on for about five minutes. The bus woudn't come !'

J'ai été très impressionnée par la concentration de Dan. Les gens riaient à tout va, et pas une fois son visage ne s'est éclairé d'un sourire, il a été parfait comme je ne pensais pas qu'il soit possible de l'être.

Et enfin... La scène que tout le monde attendait... La scène de nu.

Cette scène est très touchante de maladresse. Alors que Dan et Joanna se déshabillent, ils doivent calquer leurs gestes l'un sur l'autre. D'abord ils retirent leurs hauts... Et alors que Dan retirait son pantalon, son boxer est venu avec. Il s'est retrouvé avec un boxer à mi-fesses alors que Joanna avait toujours sa culotte. Ah, les aléas du théâtre...
Puis ils retirent leurs derniers vêtements, et se collent l'un à l'autre, en face du public, s'embrassant. 'She put her mouth in mine. It was brilliant !'
'You want her very much ?'
'Yes.'
'She kept saying stupid things.'
'I love your eyes.'

Il y avait un silence de mort dans la salle, aucun gloussement, uniquement des yeux écarquillés et des mains jointes.
Un homme se tourne vers sa femme et lui dit 'We're definitely not bringing the girls.' Et elle lui répond 'Sh ! I'm trying to watch !'

Tout ce que je peux dire, c'est que tout en Dan est magnifique. On n'a pas réellement eu le loisir d'observer car la scène est si intense et puissante que l'in se retrouve comme un poisson rouge à les regarder. Ils se mettent l'un au dessus de l'autre, la jambe de Dan entre celles de Joanna, et il raconte ce qu'ils ont fait. Les mots sont très crus.
'I put it in her, all the way !'

Puis tout dégénère, la musique s'affole, Dan se rejette en arrière, trouve le 'hoof pick' et, devenu violent, menace Joanna avec, lui hurlant des 'Get out ! Out ! Leave me alone !'.
Elle s'enfuit, terrifiée.

La scène suivante... Un pur chef d'½uvre.
La fumée monte, envahit la scène, Dan/Alan perd la tête, les yeux des chevaux s'allument, et tout en hurlant 'Equus... Noble Equus... God-Slave... Thou-God-Seest-NOTHING !', il coure de cheval en cheval, fait des bons impressionnants et crève leurs yeux un par un, terrifié, hors de lui, une expression de pure folie sur le visage, ayant perdu tout contrôle sur lui-même, complètement hystérique.

L'exubérance de son jeu dans cette scène capitale m'aurait mise à genoux si je n'étais pas déjà assise.

'No more ! No more ! Find me... Find me !!! Kill me... KILL ME! KILL ME!'

Ses gestes et ses cris sont ahurissants tant son corps semble vulnérable sans habits.

Le courage extrême qu'il a de se montrer nu puis de jouer cette scène d'agonie mentale, à mi chemin entre la terreur et la folie pure, d'une puissance émotionnelle exceptionnelle m'a littéralement scotchée. Même les mots ne peuvent pas...
Mon c½ur battait à tout rompre, je tremblais de tous mes membres, Laura était en larmes à côté de moi. Il possédait la scène. Elle lui appartenait complètement.
Je n'ai JAMAIS vu... Ma tête en bourdonnait.

Puis lors du 'Curtain Call', où ils sont venus saluer, il s'est refermé sur lui-même, complètement submergé par les applaudissements, tenant à peine debout. Il a du se tenir à Richard pour ne pas tomber. Adorable, et très touchant.

Que plus JAMAIS l'on me dise qu'il n'a aucun talent. Il a volé la vedette à Richard du haut de ses 17 ans. Il a réellement mérité l'ovation extraordinaire qu'il a reçue, les critiques plus qu'élogieuses. Oubliez Harry Potter, Dan est devenu un grand. C'était triomphal.
Tous les critiques et les acteurs sont tombés en admiration devant son jeu, son courage et sa détermination. Pour citer Helena Bonham Carter, je dirais juste 'He sure has got the balls'.

Tout le monde est ressorti de la salle conquis, ravi. Un spectacle de haute qualité.

Nous sommes allées aux Stage Doors pour essayer d'avoir un autographe et il est sorti quelques instants, casquette sur la tête, veste en cuir sur les épaules, grand sourire aux lèvres, mais l'air crevé. Il s'est tout de suite dirigé vers nous ['Don't push, guys !'], a signé quelques autographes. J'ai vu, pour la seconde fois, ses yeux de très près.
Les plus beaux que je n'ai jamais vus.

Un grand grand bravo à Joanna également, qui doit elle aussi se mettre nue et qui a un jeu brillant. Beaucoup de nuances dans la voix. Richard était fantastique, comme toujours. Will était réellement génial dans son rôle de Nugget... Un pur plaisir à voir. Un grand bravo à Gabrielle et Jonathan aussi, pour Frank et Dora Strang, très bien joués.

Une soirée magnifique, superbe, que jamais, oh grand jamais, je n'oublierai.
Maybe it sounds cliche, but it was no less than magical.
Tags : Equus, Reports
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#Posted on Sunday, 04 March 2007 at 5:16 AM

Edited on Saturday, 10 September 2011 at 11:48 PM

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